Depuis que je suis revenue de voyage, j'ai vu plusieurs films en DVD, histoire de rattraper sept mois d'absence.
Rêves de poussière, de Laurent Salgues, avec Makena Diop. Si l’Afrique vous fascine et que vous aimez les films de type contemplatif, vous aimerez cette œuvre. Je n’oublierai pas de sitôt les images des conditions de travail extrêmes des orpailleurs dans la mine d’or artisanale d’Essakane, au Burkina Faso : 7,5/10.
La vie des autres, de Florian Henckel von Donnersmarck, avec Ulrich Mühe. En 1984, un employé de la redoutable Stasi (police secrète est-allemande) est chargé de surveiller un dramaturge. Ce film a tout pour me plaire et plus : une performance d’acteur éblouissante, un suspense bien mené et un regard allumé et pénétrant sur l’Allemagne de l’Est : 10/10.
An unconvenient truth (La vérité qui dérange), de Davis Guggenheim, avec Al Gore. Documentaire bien ficelé basé sur la conférence sur le réchauffement climatique que donne cet ex vice-président démocrate. Al Gore y dit être sensibilisé depuis très longtemps à ce phénomène. La démonstration est intéressante et convaincante, mais je me demande vraiment si on serait rendu beaucoup plus loin s’il avait gagné l’élection présidentielle contre Bush en 2000 : 8/10.
Bourne ultimatum, de Paul Greengrass, avec Matt Damon. Le film d’action intelligent par excellence, un scénario béton. Beaucoup de bagarres et de poursuites : 8,5/10. Selon un roman de Robert Ludlum.
Ne le dis à personne, de Guillaume Canet, avec François Cluzet, Nathalie Baye, André Dussollier, Kristin Scott Thomas et Jean Rochefort. Si vous aimez les films français, courez voir ce film noir dont l’intrigue tortueuse réjouira les plus exigeants cinéphiles. En prime, une chasse à l’homme palpitante, sans poursuite en auto : 8,5/10. Selon un roman de Harlan Coben.
La vie en rose, d’Olivier Dahan, avec Marion Cotillard. Plongée un peu échevelée dans le monde émotif de Piaf plutôt que biographie détaillée, ce film pourrait décevoir ceux qui s’attendent à entendre de longs extraits des chansons de Piaf et qui aiment les films linéaires. Je vous recommande de regarder les suppléments, car ils permettent de mieux comprendre la ligne de pensée du réalisateur. Si vous ne connaissez rien de Piaf, lisez un peu au sujet de sa vie avant de voir ce film : 8/10.
La tourneuse de pages, de Denis Dercourt, avec Catherine Frot et Déborah François. Une histoire de vengeance implacable et élégante, comme le milieu dans lequel elle est campée. Les deux actrices principales sont très convaincantes et l’intrigue, imprévisible : 8/10.
Libero, de Kim Rossi Stuart, avec Alessandro Morace et Kim Rossi Stuart. Parcours d’une famille mal foutue, mais dont tous les personnages sont attachants, malgré leurs faiblesses. Parfois coup de poing au cœur, parfois caresse douce, douce, ce film est vécu à travers les yeux d’un petit bonhomme de 10 ans qui a un regard d’adulte sur la vie : 8/10.
Sicko (Malade), de Michael Moore, avec Michael Moore et des Américains floués par des compagnies d’assurance lorsqu’ils ont voulu se faire rembourser des soins de santé qui, dans bien des pays sont gratuits, parce que financés l’État. Il tourne les coins ronds, il donne dans la démagogie, la manipulation et l’info-spectacle, mais Michael Moore a aussi des éclairs de génie et d’humour qui valent la peine de voir ce documentaire. Les suppléments sont aussi intéressants : 8/10.
Away from her (Loin d’elle), de Sarah Polley (Canada), avec Julie Christie, Gordon Pinsent, Olympia Dukakis. Fiona, mariée depuis 45 ans avec Grant présente des symptômes de plus en plus préoccupants de la maladie d’Alzheimer. Lorsqu’elle emménage dans une clinique spécialisée, Grant vit très difficilement cette séparation, d’autant plus que Fiona s’attache à un autre patient. Vous souvenez-vous de l’adolescente qui survit à un terrible accident d’autobus scolaire dans le film De beaux lendemains? C’est elle qui, à seulement 27 ans, réalise ce superbe film à la fois percutant et tout en délicatesse sur la mémoire, l'amour et la culpabilité. Les acteurs sont magnifiques et magnifiquement dirigés. Olympia Dukakis est particulièrement touchante. À voir absolument : 9,5/10. Basé sur une nouvelle d'Alice Munro.
lundi 4 février 2008
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