Homo Toxicus, de Carole Poliquin (Québec). Documentaire. Vous vous posez des questions sur les produits chimiques toxiques? Vous pensez alors Bhopal (Inde), Tchernobyl (Ukraine). Hum, vous n’avez pas tout faux, mais disons qu’il s’en passe pas mal au Canada aussi. Sarnia, en Ontario, ça vous dit quelque chose? C'pas joli pantoute... Et comment interpréter le fait que le sang de la réalisatrice (et probablement le mien et le vôtre) contient des doses infimes de 110 contaminants toxiques? No problemo, dit Santé Canada, nous gérons le risque. Ah oui? Alors pourquoi l’atrazine, un pesticide autorisé ici est-il interdit en Europe? La réponse, inquiétante, est dans ce documentaire : la gestion du rsique et le principe de précaution c'pas la même affaire. Des chercheurs nous font part de leurs observations et Carole Poliquin vulgarise certaines notions complexes. Bien que le ton ne soit ni sensationnaliste ni alarmiste, j’ai froid dans le dos en pensant à mes futurs petits- enfants... et aux vôtres : 8,5/10.lundi 29 décembre 2008
Homo Toxicus (DVD)
Homo Toxicus, de Carole Poliquin (Québec). Documentaire. Vous vous posez des questions sur les produits chimiques toxiques? Vous pensez alors Bhopal (Inde), Tchernobyl (Ukraine). Hum, vous n’avez pas tout faux, mais disons qu’il s’en passe pas mal au Canada aussi. Sarnia, en Ontario, ça vous dit quelque chose? C'pas joli pantoute... Et comment interpréter le fait que le sang de la réalisatrice (et probablement le mien et le vôtre) contient des doses infimes de 110 contaminants toxiques? No problemo, dit Santé Canada, nous gérons le risque. Ah oui? Alors pourquoi l’atrazine, un pesticide autorisé ici est-il interdit en Europe? La réponse, inquiétante, est dans ce documentaire : la gestion du rsique et le principe de précaution c'pas la même affaire. Des chercheurs nous font part de leurs observations et Carole Poliquin vulgarise certaines notions complexes. Bien que le ton ne soit ni sensationnaliste ni alarmiste, j’ai froid dans le dos en pensant à mes futurs petits- enfants... et aux vôtres : 8,5/10.
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samedi 27 décembre 2008
Un été sans point ni coup sûr (DVD)
Un été sans point ni coup sûr, de Francis Leclerc (Québec, 2008), avec Patrice Robitaille, Pier Luc Funk, Jacinthe Lagüe, Roy Dupuis et Peter Batakliev. Comédie dramatique. Été 1969 à Montréal : les Expos font leurs débuts et suscitent des passions. Moi qui ne comprends rien au baseball, j’ai bien aimé ce film sans prétention qui, à travers une relation père-fils bien interprétée, nous donne à voir, le temps d’un été, le Montréal des années presque 70. Quelques touches de la réalisation m’ont beaucoup plu : je vous laisse les découvrir. Plusieurs personnages un peu trop caricaturaux, mais qui m’ont fait rigoler. Facture visuelle très réussie, qui prend le contrepied des images léchées de Maman est chez le coiffeur : 8,5/10. Adapté d’un roman de Marc Robitaille.
Libellés :
Comédie dramatique,
meilleurs choix 2008,
Québec
Maman est chez le coiffeur (DVD)
Maman est chez le coiffeur, de Léa Pool (Québec), avec Marianne Fortier, Céline Bonnier, Laurent Lucas, Gabriel Arcand, Hugo St-Onge-Paquin et Élie Dupuis. Drame. Si vous aviez entre 10 et 20 ans en 1966, ce film vous ramènera
directement à vos souvenirs, heureux ou moins heureux. L’été commence mal pour la famille Gauvin qui mène une vie heureuse en Montérégie : la mère prend ses cliques et ses claques et part à Londres. Ceux qui restent vivront chacun à leur façon cette douloureuse absence, tout en continuant à profiter des moments d’amitié et de complicité. Céline Bonnier est intense et convaincante, les enfants sont bien dirigés, la bande-sonore est excellente et les images très belles. Et là est ma réserve principale : les images sont trop parfaites. Il y a un manque de naturel qui m’a agacée, mais qui n’empêche pas les moments touchants de faire mouche sans toutefois nous assommer : 8/10. Scénario écrit par Isabelle Hébert.
directement à vos souvenirs, heureux ou moins heureux. L’été commence mal pour la famille Gauvin qui mène une vie heureuse en Montérégie : la mère prend ses cliques et ses claques et part à Londres. Ceux qui restent vivront chacun à leur façon cette douloureuse absence, tout en continuant à profiter des moments d’amitié et de complicité. Céline Bonnier est intense et convaincante, les enfants sont bien dirigés, la bande-sonore est excellente et les images très belles. Et là est ma réserve principale : les images sont trop parfaites. Il y a un manque de naturel qui m’a agacée, mais qui n’empêche pas les moments touchants de faire mouche sans toutefois nous assommer : 8/10. Scénario écrit par Isabelle Hébert.
samedi 20 décembre 2008
The visitor (DVD)
The visitor, Thomas McCarthy (États-Unis, 2008), avec Richard Jenkins, Haaz Sleiman, Danai Jekesai Gurira, Iam Abbass. Comédie dramatique. Walter Vale, la soixantaine plate et vide est professeur d'économie dans une université du Connecticut. Il va rencontrer, à New-York, trois personnes qui vont changer sa vie. La photographie de ce film est remarquable, la musique est très présente, mais (enfin!), elle est là pour vivre plutôt que pour appuyer les scènes à gros traits. Ajoutez à ça des acteurs et actrices sublimes, une histoire qui touche au cœur sans mièvrerie. Résultat, une note parfaite : 11/10. Je ne vous en dis pas plus sur l’histoire, afin de vous laisser la découvrir. Je vous suggère de ne pas chercher à en savoir plus avant de voir ce film, qui selon moi, est un MUST. Colette a beaucoup aimé aussi. Merci à Marie-Lise de nous avoir conseillé ce film.
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Babine (au cinéma)
Babine, de Luc Picard (Québec, 2008), avec Vincent-Guillaume Otis, René Richard, Marie Brassard, Gildor Roy et Isabel Richer. Conte. Scénario de Fred Pellerin, basé sur Il faut prendre le taureau par les contes!. Ce film regorge de bon moments, de réparties tordantes et de bons acteurs servant des personnages savoureux. Mais ça ne suffit par pour faire une oeuvre de la trempe de L’audition. J’aurais beaucoup aimé adoré, mais je suis restée sur ma faim comme cinéphile. C’est difficile à dire, mais je crois qu’il manque quelque chose comme une colonne vertébrale. Excellent divertissement tout de même, qui plaira à toute la famille : 7,5/10.Bande-annonce
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In Bruges (DVD)
In Bruges, de Martin McDonagh (Grande-Bretagne), avec Brendan Gleeson, Colin Farrell et Ralph Fiennes. Comédie noire, suspense. Histoire complètement déjantée de deux tueurs à gages expédiés à Bruges pour se faire oublier après un coup foireux. Tourné dans une ville médiévale superbe, ce film est serti de réparties irrésistibles, de personnages loufoques et effrayants et de situations rocambolesques. Action, violence, honneur et amitié sont au rendez-vous, mais toujours de façon surprenante. Un polar culturel, un Colin Farrell bien dirigé et Ralph Fiennes en méchant abruti, ça se peut : 9/10.
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Comédie noire,
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meilleurs choix DVD 2008
lundi 10 novembre 2008
Crazy Sexy Cancer (DVD)
Crazy Sexy Cancer, de Kris Carr (États-Unis). Documentaire. En 2003, Kris Carr apprend à 31 ans, qu’elle est atteinte d’un cancer rare et incurable. Cette actrice, qui est aussi photographe, décide de filmer son histoire. Dans sa quête, elle choisit de se battre et de dire : fuck cancer! Ça donne un documentaire percutant, courageux et ironique. Au cours de sa quête, Kris croise plusieurs femmes qui luttent à leur façon. Ce film, qui a aussi été présenté à la télévision au États-Unis, a donné naissance à un site web, des livres, un blogue, un forum, et un livre de recette est à venir. Only in the USA! Cet aspect commercial m’agace, mais ne remet pas en question la valeur et l'intérêt de ce témoignage : 8/10.Site web
12h08, à l’est de Bucarest (DVD)
12h08, à l'est de Bucarest, de Corneliu Porumboiu (Roumanie), avec Teodor Corban, Mircea Andreescu et Ion Sapdaru. Comédie absurde pseudo-historique. Seize ans après la révolution qui a entraîné la chute du régime du monstre Ceausescu en Roumanie, un animateur de télévision revient sur le sujet dans son émission d'affaires publiques. Il s’intéresse à ce qui s’est passé dans son village à 12h08, moment où les médias ont annoncé la nouvelle : est-ce que les gens du coin ont été partie prenante du changement ou ont-ils embarqué après l'heure fatidique de 12 h08? Malheureusement les invités de marque se sont désistés et l’animateur s’est rabattu sur un septuagénaire légèrement gaga, et un professeur alcoolique.
Avec les spectateurs qui appellent pour donner leur version des faits, l’émission tourne à l’absurde. C’est déjanté, c’est drôle, c’est mourant. Si vous vous intéressez aux ex-pays de l’Est, si vous aimez l’humour pince-sans-rire et absurde, vous adorerez ce film qui a remporté à Cannes en 2006, le prix du meilleur premier film : 9/10. Deux liens avec le Québec : c’est aussi absurde, mais plus drôle que la façon dont nos politiciens ont décortiqué les déclarations de Sarkozy au sujet du Québec dernièrement. Et l’acteur qui interprète le professeur ressemble étrangement à un comédien québécois, comme le prouve cette photo.Bande-annonce : http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18716878&cfilm=111484.html
dimanche 2 novembre 2008
Deux fims sur le Barrage des trois gorges en Chine (DVD)
Up the Yangtze, de Yu Chang (Canada). Documentaire ou docu-fiction? On peut vraiment se le demander et se poser des questions, tant certaines scènes ont l’air « arrangées ». Ceci dit, ça fait du bien de prendre connaissance de ce qui se passe ailleurs. Ici, on est en Chine où un barrage titanesque sera achevé bientôt, ce qui fera monter le niveau du Yangtsé de 175 mètres. Expropriations, démolition, déplacement de plus d’un million de personnes. C’est en suivant la vie de deux jeunes embauchés sur un bateau de
croisière qu’on découvre une Chine traditionnelle et une Chine en plein bond vers le modernisme. Très belles images : 8/10. Le barrage des trois gorges est le plus gros barrage jamais construit jusqu’à présent (2 335 mètres de long, 18 200 mégawatts)). Sa mise ne service est prévue en 2009. Vous voulez en savoir plus sur ce barrage? La page de Wikipedia est très bien faite : http://fr.wikipedia.org/wiki/Barrage_des_Trois_GorgesSite officiel du film :
http://uptheyangtze.com/webextension/up-the-yangtze/photo-gallery.php
Still Life, de Jia Zhang Ke (Chine), avec Han Sanming, Zhao Tao, Huang Yong. Drame. Dans la ville de Fengje en amont du barrage des Trois Gorges. Un homme y revient, à la recherche de son ex-femme et de sa fille qu’il n’a pas vue depuis 16 ans. L’endroit où elles habitaient est maintenant englouti. Il croisera une jeune femme qui, elle, recherche son mari disparu depuis deux ans. Bien qu’il s’agisse d’un film, la réalité quotidienne des conséquences de la construction du barrage est présentée ici de façon plus réaliste que dans le « documentaire » Up the Yangtze.
Vous trouvez ça dur de pelleter la neige l’hiver? Eh bien, je peux vous dire que démolir un bâtiment à la masse, c’est vraiment dur! Et en même temps, ce film est poétique, contemplatif, flirtant même avec un peu de surréalisme par moments. Plus exigeant qu’Up the Yangtze, Still Life est aussi plus riche, plus majestueux : 10/10.
L’âge des ténèbres (DVD)
L’âge des ténèbres, de Denys Arcand (Québec), avec Marc Labrèche, Sylvie Léonard, Françoise Gratton. Diane Kruger, Emma de Caunes et Macha Grenon. Drame. Ce film, très tièdement reçu par la critique et parfois carrément descendu, m’a enchantée. Labrèche est éblouissant dans ce rôle. Je le reconnais, alors que je ne suis pas capable de l’écouter plus de cinq minutes dans ses délires télévisuels. Le film nous donne à voir la vie d’un fonctionnaire qui a glissé dans un quotidien vide de sens, tant au plan familial, qu’au plan professionnel. Pour survivre, il fantasme de toutes sortes de façons : célébrité, succès sexuels auprès des femmes, chevalerie, élimination radicale du patron, etc. Déjanté, décalé, fantaisiste, dramatique, ce portrait
de notre société peut-être dérangeant, mais il m’a plutôt poussée du côté de la dédramatisation de ma petite vie : 9/10. Dans les suppléments, Denys Arcand répond aux questions du public : que vous ayez aimé ou non le film, prenez le temps de regarder ça. J’ai adoré le titre si juste de l’article paru dans Voir au sujet de ce film : Homme de rêves.Bande-annonce : http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18741716&cfilm=111838.html
Emotional arithmetics (DVD)
Emotional arithmetics (L’automne de mes souvenirs), de Paolo Barzman (États-Unis), avec Max von Sidow, Susan Sarandon, Christopher Plummer, Roy Dupuis et Gabriel Byrne. Drame. Ce film n’a pas eu beaucoup de succès et n’est pas un grand film. Cependant, il a le mérite de rappeler que la France a laissé envoyer à la mort des dizaines de milliers de juifs, via le camp d’internement de Drancy, en région parisienne. Le film raconte les retrouvailles émouvantes et éprouvantes de trois personnes qui s’y sont rencontrées. Tourné dans les Cantons de l’Est en automne, ce film est servi par de très bons acteurs, mais leurs richesses et leur talent auraient pu être mieux utilisés : 7/10. Adapté du roman de Matt Cohen.Site officiel du film : http://www.emotional-arithmetic.com/
lundi 13 octobre 2008
Caramel (DVD)
Caramel, de Nadine Labaki (Liban, France), avec Nadine Labaki, Yasmine Elmasri, Sihame Haddad, Joanna Mkarzel, Aziza Semaan, Gisèle Aouad. Comédie dramatique. Un film de femmes tourné par une femme où les gars trouveront leur compte, ça fait changement d’un film de gars tourné par un gars où les filles restent perplexes. C’est dans un salon de beauté dans le quartier chrétien de Beyrouth que le quotidien de cinq femmes résonne. La vibration est souvent drôle et solidaire, mais les difficultés sont au rendez-vous et pas des moindres. Une caméra suave et sensuelle, un scénario parfois convenu, mais qui réserve des surprises.
Adultère, mariage prochain, homosexualité, refus de vieillir et sacrifice : des difficultés universelles, mais incarnées par des Orientales. Voilà de quoi se sentir solidaires de ces femmes qui, comme nous, veulent vivre leur vie : 9/10. Quand au caramel du titre, ma propre mère l’utilisait en Algérie dans sa jeunesse. Si vous voulez vivre l’expérience jusqu’au bout, écoutez ce film en version originale arabe : entendre cette langue rouler dans la gorge et la bouche des actrices et des acteurs, fait partie du voyage.Bande annonce : http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18735888&cfilm=112181.html
Site du film : http://www.bacfilms.com/site/caramel/
Contact avec Boris Cylrunik
Contact avec Boris Cylrunik. Les entrevues menées par Stéphan Bureau sont offertes en vidéo, avec suppléments. Ici, pourquoi me casser la tête à trouver mes propres mots lorsque la présentation sur la pochette du DVD illustre si bien le contenu : « Éthologue, neurologue, médecin, psychiatre et psychanalyste, Boris Cyrulnik scrute l’âme humaine depuis plus de 50 ans.
En observateur attentif et passionné, il s’attarde à comprendre comment il est possible de refaire les mailles de vies brisées (…). Très tôt intéressé par l’éthologie, Cyrulnik choisit d’observer l’homme comme d’autres observent les animaux, ce qui déplaît à certains. (…). L’homme en constante quête de sens est aussi un auteur à succès, surtout connu du grand public pour ses recherches sur la résilience et sur la mécanique fragile du bonheur. » Les moments les plus fascinants sont ceux où l’on découvre le destin personnel de cet homme d’exception : 8,5/10.Pour en savoir plus, le site de l’émission Contact est très bien fait : http://www.contacttv.net/i_presentation.php?id_rubrique=527
Burn after reading (au cinéma)
Burn after reading (Lire et détruire), de Joel et Ethan Coen (États-Unis), avec Brad Pitt, Frances McDormand, John Malkovich, Tilda Swinton et George Clooney. Comédie noire. Une distribution de rêve pour un scénario complètement pété sur fond d’espionnage et de club de gym. Tous les personnages sont déjantés et un événement bénin devient le prétexte d’un « plan de nègre » qui finira par mal tourner. Je me serai passée du dernier 10 minutes, mais avant, c’est bien plus que 3600 secondes d’extase : 8/10. Vu au cinéma, mais on peut attendre le DVD.
La visite de la fanfare (DVD)
La visite de la fanfare, d’Eran Kolirin (Israël), avec Ronit Elkabetz, Sasson Gabai et Saleh Bakri. Comédie dramatique. Une fanfare égyptienne débarque par erreur dans un village israélien perdu dans le désert. Comme l’autobus n’y passe qu’une fois par jour et qu’il n’y pas d’hôtel, les musiciens passeront une nuit chez l’« habitant ». Cette délicieuse fable rigolote, tendre et touchante nous fait découvrir des gens ordinaires incarnés par des acteurs extraordinaires. On se prend à rêver que chaque Arabe puisse rencontrer un Israëlien et partager sa vie durant 24 heures, pour faire cesser la haine qui se nourrit seulement du côté sombre, jusqu’à l’aveuglement : 9/10.Bande-annonce : http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18773075&cfilm=128097.html
Ce qu'il reste de nous (DVD)
Ce qu’il reste de nous, de François Prévost et Hugo Latulippe (Québec). Documentaire. Après 50 ans de recul constant, les Tibétains continuent à résister de façon non violente à l’invasion chinoise. Ce film a été tourné grâce à des caméras numériques cachées. On y voit des Tibétains recevoir via un petit lecteur de DVD, un message de leur maître spirituel, le dalaï-lama, en exil depuis en Inde depuis 50 ans. Kalsang Dolma, originaire du Tibet, est née en 1972 dans un camp de réfugiés indien à Hunsur. En 1986,
elle suit son père à Montréal. La jeune femme a accompagné les deux réalisateurs québécois au Tibet au cours de plusieurs voyages étalés sur 10 ans. Elle a été leur interprète et la gardienne du message du dalaï-lama. Un film coup de cœur et coup de poing à louer absolument que vous vous intéressiez ou non au sort des Tibétains : 11/10. François Prévost, un ancien de la Course Destination Monde, est également médecin dans le Grand-Nord. Il a accompagné l’équipage du Sedna IV durant neuf mois en Antarctique (2005-2006).
Site du film : http://www.onf.ca/webextension/cequilrestedenous/
Entrevue avec François Prévost, dans PasseportSanté : http://www.passeportsante.net/fr/Actualites/Entrevues/Fiche.aspx?doc=prevost_f_20071217_ent
elle suit son père à Montréal. La jeune femme a accompagné les deux réalisateurs québécois au Tibet au cours de plusieurs voyages étalés sur 10 ans. Elle a été leur interprète et la gardienne du message du dalaï-lama. Un film coup de cœur et coup de poing à louer absolument que vous vous intéressiez ou non au sort des Tibétains : 11/10. François Prévost, un ancien de la Course Destination Monde, est également médecin dans le Grand-Nord. Il a accompagné l’équipage du Sedna IV durant neuf mois en Antarctique (2005-2006).Site du film : http://www.onf.ca/webextension/cequilrestedenous/
Entrevue avec François Prévost, dans PasseportSanté : http://www.passeportsante.net/fr/Actualites/Entrevues/Fiche.aspx?doc=prevost_f_20071217_ent
samedi 4 octobre 2008
Ce qu’il faut pour vivre
Ce qu’il faut pour vivre, de Benoit Pilon (Québec), avec Natar Ungalaaq, Éveline Gélinas, Paul-André Brasseur, Vincent-Guillaume Otis et Denis Bernard. Drame historique. Au cours de son exil forcé vers le Sud, un homme inuit atteint de tuberculose côtoie dans un sanatorium de Québec une galerie de personnages qui lui offrent de tout : racisme, incompréhension, compassion, dévouement, amitié et… soins médicaux. L’acteur principal est fabuleux, la reconstitution historique éminemment intéressante et les images sublimes. Il faut, s’il est encore temps, aller voir ce film au cinéma.
Le scénario, signé Bernard Émond, verse à l’occasion dans les bons sentiments, mais, heureusement, sans s’y engluer. Des touches d’humour font respirer cette fable poignante, qui a aussi le mérite de prendre son temps : 9/10. On saura le 22 janvier 2009, si ce film a été retenu parmi les cinq finalistes pour l’Oscar du meilleur film étranger. Natar Ungalaaq a enseigné durant six semaines l'inuktitut à Paul-André Brasseur, qui incarne un jeune Inuit, et à Denis Bernard, qui campe avec bonheur un prêtre ayant travaillé dans le Grand-Nord.La question humaine
La question humaine (France), de Nicolas Klotz et Élisabeth Perceval (scénariste), avec Matthieu Almaric, Jean-Pierre Kalfon et Michael Lonsdale. Drame. Mise en garde : ne pas louer un vendredi soir pour relaxer! Ceci étant dit, ce film exigeant vaut le détour, surtout si vous aimez Matthieu Almaric, qui y est magistral. Il incarne un psychologue industriel chargé d’enquêter sur un dirigeant d’entreprise qui semble avoir perdu les pédales depuis quelque temps. Ses recherches et ses contacts avec cet homme mystérieux et sensible l’amèneront à prendre conscience de façon progressive, mais brutale, que les lois et le vocabulaire
qui régissent les rapports soi-disant humains dans une grande entreprise ressemblent à une idéologie déshumanisante qu’on voudrait disparue. Trouble et malaise traversent ce film déroutant et parfois exaspérant dans ses longueurs. La musique est un personnage central de ce film qui demande une écoute attentive. Pour cinéphiles avertis seulement : 8/10. Librement adapté d’un roman de François Emmanuel. Bande-annonce : http://uk.youtube.com/watch?v=YwLQsMKONz0
Bird (1988)
Bird (USA). Un film de Clint Eastwood, avec Forest Whitaker, Diane Venora, Michael Zelniker et Samule E. Wright. Drame biographique. Si vous aimez Forest Whitaker et la musique de Charlie Parker, ce film saura vous combler. Ce grand acteur fait revivre ce grand musicien à l’écran grâce à un grand réalisateur. Très tôt consommateur de drogue et d’alcool, Charlie Parker fut un improvisateur de jazz hors pair. Fantasque, insouciant et irrémédiablement dépendant, il aimera et sera aimé passionnément par Chan Richardson, avec qui il aura deux enfants. Un portrait humaniste d’un musicien original que l’arrivée du rock’n’roll a forcé à se produire avec des orchestres médiocres et à enregistrer des disques commerciaux pour survivre : 8,5/10. Ce film fut en nomination en 1988 pour la Palme d’Or à Cannes. Forest Whitaker a obtenu le prix d’interprétation masculine à ce même festival.Bande-annonce : http://uk.youtube.com/watch?v=fS0M-GjgEi8
vendredi 25 juillet 2008
La vie est un long fleuve tranquille (1988)
La vie est un long fleuve tranquille, d’Étienne Chatiliez (France), avec Hélène Vincent, André Wilms, Christine Pignet, Christine Pignet, Daniel Gélin et Benoît Magimel. Comédie. Je n’avais pas vu ce film qui a presque 20 ans. Petite histoire un brin invraisemblable, mais qui permet des numéros d’acteurs rigolos et des scènes surréalistes : celle du spectacle à l’école catholique vaut à elle seule le détour. En bref, c’est l’histoire d’une permutation de nouveau-nés, révélée 12 ans plus tard aux deux familles très disparates : l’une est catholique bon chic,
bon genre et l’autre est du type les Bougons. Entre le devoir, l’appât du gain et l’imprévisibilité de l’adolescence les situations comiques se succèdent à l’écran : 7,5/10. Premier rôle au cinéma de Benoît Magimel qui incarne un jeune Momo à la fois imperturbable et un brin fragile. Il est depuis devenu un acteur très en demande, surtout depuis son rôle dans le film Les voleurs, d’André Téchiné (1996). L'ennemi intime (DVD)
L’ennemi intime, de Florent-Emilio Siri (France), avec Benoît Magimel, Albert Dupontel. Mohamed Fellag, Lounès Tazairt, Aurélien Recoing. Drame historique. 1959 en Algérie, plus précisément en Kabilie : une guerre, déguisée sous un mandat de maintien de l’ordre, oppose l’armée française aux rebelles du Front de libération national. À travers la relation entre un lieutenant idéaliste fraîchement arrivé et un sergent endurci, nous devenons témoins du gâchis de cette guerre et de son effet dévastateur sur les humains qui y sont mêlés, civils et militaires. Très bonne réalisation, alternant entre des scènes de combat habitées par la peur et parfois, l’horreur, et des moments de fraternité.
Très bonne direction d'acteurs. Le film évite plusieurs pièges, notamment en évoquant de façon déchirante à quel point les civils ont été pris entre deux feux. Le film a été tourné au Maroc, dans la région de Beni Mellal, car la Kabylie, région montagneuse de l’Algérie, n’a pas les infrastructures nécessaires pour ce genre de production : 8,5/10. Dans les suppléments, les témoignages de trois anciens combattants sont touchants. Bande-annonce :http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18734058&cfilm=111536.html
mercredi 23 juillet 2008
I am not there (DVD)
I am not there, de Todd Haynes (États-Unis), avec Cate Blanchett, Heath Ledger, Christian Bale, Ben Whishaw, Marcus Carl Franklin, Richard Gere, Charlotte Gainsbourg et Julian Moore . Biographie surréaliste de Bob Dylan. Je ne connais presque pas Bob Dylan, mais j’ai adoré ce film éclaté qui le sublime à travers six personnages différents. C’est irracontable, mais j’ai trouvé ça génial . La réalisation est extrêmement bien maîtrisée et les acteurs sont très inspirés : Cate Blanchett est sublime et Charlotte Gainsbourg, irrésistible : 9,5/10. Le film a été tourné à Montréal.
4 mois, 3 semaines, 2 jours (DVD)
4 mois, 3 semaines, 2 jours, de Cristian Mungiu (Roumanie), avec Laura Vasiliu, Anamaria Marinca et Vlad Ivanov. Drame. Roumanie, fin des années 1980. Sous le régime de Ceausescu, on ne rigole pas avec l’avortement, qui ne peut qu’être clandestin. Une étudiante demande à sa colocataire de l’aider et de l’accompagner à sa rencontre avec un certain monsieur Bébé, spécialisé dans cette lucrative activité illégale. Dites, je pense que je vieillis, parce que je n’ai pas aimé du tout. Et ce n’est pas le premier film roumain glauque et dur que je vois, mais c’est le premier durant lequel je me suis ennuyée. Pourtant, comme pour Lumière silencieuse, les critiques se sont extasiés… Pour ma part, je ne me suis attachée à aucun des personnages et je n’ai pas aimé les séquences très longues, les plans larges, les plans fixes : 5/10. Palme d’or à Cannes en 2007.
Lumière silencieuse (au cinéma)
Lumière silencieuse, de Carlos Reygadas (Mexique), avec Cornelio Wall Fehr, Miriam Toews et Maria Pankratz. Drame. Un père de famille mennonite est déchiré par le fait qu’il a une maîtresse avec laquelle il n’arrive pas à rompre. Tourné avec des acteurs non professionnels, mais mennonites, ce film très contemplatif, m’a ennuyée durant 2h15, ce qui est très rare. Je n’ai pas du tout accroché aux personnages, à leur désarroi, leur questionnement ni aux images ultra bucoliques. Une fin particulièrement déroutante a achevé de me convaincre que ce n’est pas le côté contemplatif du film qui m’a déplu, mais l’ensemble de la réalisation, sur laquelle nombre de critiques de cinéma se sont pâmés. Pour cinéphiles avertis seulement : 4/10. Ce film a eu le prix du jury à Cannes en 2007, partagé avec Persepolis. L’église mennonite est un mouvement religieux né dans les années 1500 en Suisse et aux Pays-Bas. Il est basé sur un mode de vie traditionaliste. Environ 40 000 mennonites vivent au Mexique. Entre 125 000 et 200 000, selon les sources, résident au Canada (Ontario et Manitoba surtout).mercredi 2 juillet 2008
Ceux qui restent (DVD)
Ceux qui restent, d’Anne Le Ny (France), avec Emmanuelle Devos,Vincent Lindon et Yeelem Jappain. Drame. Lorsque quelqu’un est gravement malade, on s’occupe de lui ou d’elle. C’est ce que font Bertrand et Lorraine qui visitent leur conjoint respectif à l’hôpital. Le film, durant lequel on ne verra jamais les conjoints malade est centré sur leur rencontre. Leur relation sera l’occasion d’un échange qui mettra leur détresse à nu, et surtout leur façon si différente de la vivre, en dedans comme au dehors : le devoir coupable ou le droit de vivre heureux, malgré tout. Ceux qui restent en vie sont aussi mal pris que ceux qui luttent contre la maladie. Réalisation inspirée, acteurs justes, dialogues remarquables. La preuve qu’on peut faire un film bouleversant, sans exagération, sans pathos et sans grandiloquence.
Emmanuelle Devos est lumineuse et le film respire grâce à son personnage fantasque : 9,5/10.Bande-annonce http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18738010&cfilm=119410.html
Entrevue avec la réalisatrice : http://www.evene.fr/cinema/actualite/interview-anne-le-ny-ceux-qui-restent-935.php
Entrevue avec la réalisatrice : http://www.evene.fr/cinema/actualite/interview-anne-le-ny-ceux-qui-restent-935.php
Les témoins (DVD)
Les témoins, d’André Téchiné (France), avec Laurent Guyot, Michel Blanc, Emmanuelle Béart, Julie Depardieu et Sami Bouajila. Drame. Début des années 1980 : en France, comme ailleurs, le sida, encore non identifié, frappe. Manu, un jeune homosexuel fait la connaissance d’un vieux médecin (Adrien) qui tombe amoureux de lui. Leur relation restera platonique, mais Manu, par l’intermédiaire d’Adrien, fait la connaissance d’un couple dans la trentaine. Chacun sera touché par le sida d’une façon différente. C’est un très bon film, mais le personnage d’Emmanuelle Béart m’a dérangée au point de gâcher un peu mon plaisir. Les autres acteurs sont justes,
particulièrement Laurent Guyot et Michel Blanc : 8/10. Dans les suppléments, l’entrevue avec Michel Blanc est vraiment intéressante si vous vous intéressez au métier d’acteur. En revanche, même si je l’ai regardée jusqu’au bout, j’ai trouvé l’entrevue avec Téchiné pénible : son élocution difficile et sa démarche de réalisation alambiquée m’ont rebutée.
mardi 1 juillet 2008
Lars and the real girl (DVD)
Lars and the real girl, de Craig Gillespie (États-Unis) avec Ryan Gosling, Paul Schneider et Emily Mortimer et Patricia Clarkson. Comédie dramatique ou drame comique. Tout juste fonctionnel au bureau, Lars est un inadapté social incapable d’intimité. Jusqu’au jour où il présente à son entourage, médusé, Bianca, une poupée en silicone, dont il fait sa petite amie. Voilà une prémisse casse-gueule qui se transforme en un film captivant, malgré un scénario un peu invraisemblable. Ce qui fait la force du film se sont ses interprètes fabuleux, sa direction d’acteurs et son humanité. À voir absolument : 9/10.Bande-annonce : http://www.apple.com/trailers/mgm/larsandtherealgirl/trailer/
Persepolis (DVD)
Persepolis, de Marjane Satrapi (photo plus bas) et Vincent Paronnaud (France), avec les voix de Gabrielle Lopes Benites, Catherine Deneuve, Danielle Darrieux et Chiara Mastroianni. Récit autobiographique. Adaptation des quatre volumes de la bande dessinée du même nom. Marjane, enfant unique d’une famille iranienne aisée et cultivée vit à Téhéran. Ensemble, ils traverseront une période très difficile : la révolution, la chute du schah, l'instauration de la République islamique et la guerre contre l'Irak. Ce dessin animé en noir et blanc se
laisse regarder comme un film, tant les dialogues sont percutants et le récit, authentique. Un très beau moment de cinéma, qui, malgré un humour très présent, nous rappelle des événements qui ont entraîné la mort d’un million de personnes en Iran et en Irak : 9,5/10. Prix du jury à Cannes en 2007, partagé avec Lumière silencieuse (voir plus haut).Bande-annonce http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18733354&cfilm=110204.html
Pour en savoir plus sur la bande dessinée : http://fr.wikipedia.org/wiki/Pers%C3%A9polis_%28bande_dessin%C3%A9e%29
mercredi 21 mai 2008
The Savages (DVD)
The Savages, de Tamara Jenkins (États-Unis), avec Laura Linney, Philip Seymour Hoffmann et Philip Bosco. Comédie dramatique. Wendy et Jon vivent respectivement à New-York et Buffalo. À cause d’un passé familial dysfonctionnel, ils n’ont aucun contact avec leur père, Lenny, qui vit en Arizona. Au moment où celui-ci voit sa santé décliner, les deux enfants doivent le prendre en charge et décider de son avenir. Ils doivent aussi faire équipe, ce qui, étant donné leur caractère très différent, pose quelques problèmes. Film réaliste et sans fioritures, acteurs convaincants : 8/10.Bande-annonce : http://www.youtube.com/watch?v=iu9G9OxHMhI
La brunante, de Fernand Dansereau (Québec), avec Monique Mercure et Suzanne Clément et Patrick Labbé. Drame. Une vieille dame se rend compte qu’elle commence à avoir des symptômes de maladie d’Alzheimer. Refusant d’envisager sa déchéance à ses enfants, elle mûrit le projet du mettre fin à ses jours. Mais elle veut d’abord aller revoir ses enfants et certains endroits particulièrement chers à son cœur. Pour cela, elle a besoin d’une accompagnatrice. C’est une jeune femme volontaire, mais dans une mauvaise passe qui tiendra ce rôle. Les deux actrices forment un duo touchant et convaincant, mais la réalisation est un peu trop convenue à mon goût, et le scénario, prévisible : 7,5/10.
Goya's Ghosts (DVD)
Goya’s Ghosts, de Milos Forman (États-Unis – origine tchèque), avec Javier Bardem, Natalie Portman et Stellan Skarsgard. Drame historique. Au tournant du 18e siècle, l’Inquisition espagnole fait régner la terreur et rien n’arrête son sordide piège, même pas l’argent. Après tout, si quelqu’un est vraiment innocent, Dieu lui donnera la force de résister à la torture. Goya, le peintre du roi essaiera de sauver sa muse, Ines, des griffes de Lorenzo, un prêtre extrémiste et perfide. L’arrivée des troupes françaises 15 ans
plus tard révèlera une situation dramatique qui poussera Goya à l’action. Le film est visuellement superbe, les acteurs sont convaincants et l’histoire, prenante. Seule réserve : le personnage de Goya n’est pas toujours crédible dans son attachement à Ines : il l’oublie pendant 15 ans, puis fait à nouveau confiance à Lorenzo, ce qui ne tient pas la route : 8/10.Milos Forman est un réalisateur d’expérience : Vol au-dessus d’un nid de coucou, Amadeus, Larry Flint, pour ne nommer que ses films plus connus. Bande-annonce : http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18734006&cfilm=60688.html
lundi 12 mai 2008
Atonement (DVD)
Atonement (Expiation) de Joe Wright (Grande-Bretagne), avec James McAvoy, Keira Knightley, Saoirse Ronan, Romola Garai et Vanessa Redgrave. Drame historique. Une adolescente de 13 ans, issue d’une famille bourgeoise britannique, pose, en 1935, un geste qui modifiera cruellement le destin amoureux de sa soeur aînée. Cinq ans plus tard, alors que la guerre faire rage en Europe, Briony réalise qu’elle s’est trompée. Elle essaiera de communiquer avec sa sœur pour lui dire combien elle regrette son geste. L’écriture sera son exutoire. Excellente réalisation, images superbes mais il faut aimer les scénarios romantiques et lyriques : 8,5/10. Adaptation du best-seller d’Ian McEwan.Bande annonce : http://www.dailymotion.com/video/x3zxpx_reviensmoi-atonement-bandeannonce-v_shortfilms
Juno (DVD)
Juno, de Jason Reitman (USA), avec Ellen Page, Michael Cera, J. K. Simmons et Allison Janney. Comédie. Une adolescente tombe enceinte à 16 ans et décide de mener sa grossesse à terme, tout en prévoyant donner le bébé en adoption. Ce film, réalisé par un Canadien, est un joyeux divertissement une bonne coche au-dessus des comédies américaines habituelles. Les acteurs sont crédibles, le scénario, pas toujours, mais pourquoi bouder son plaisir? Les dialogues sont inspirés et la bande sonore est très agréable : 8,5/10.
Dialogues avec mon jardinier (DVD)
Dialogues avec mon jardinier, de Jean Becker (France), avec Jean-Oierre Daroussin et Daniel Auteuil. Comédie dramatique. Un peintre parisien revient s’installer à la campagne dans la maison de ses parents décédés. Ayant besoin d’un jardinier, il retrouve un copain d’école qui n’a jamais quitté le coin. Ce jardinier vit une vie qui semble bien monotone à son ami peintre un peu dévergondé. Mais c’est quoi la vie au fait? C’est quoi être heureux? Film sympa et plein de bonnes intentions, mais pas trop dégoulinant. Parfait pour un vendredi soir : 7,5/10. D’après le livre d’Henri Cueco.
Contre toute espérance (DVD)
Contre toute espérance, de Bernard Émond (Québec), avec Guylaine Tremblay, Guy Jodoin et Gildor Roy. Drame. Un couple heureux achète une maison à Beloeil. Il est camionneur, elle est téléphoniste. Leur tranquille bonheur sera mis à rude épreuve par la maladie et le licenciement. Reconstituée à travers une enquête policière, leur vie se déploie avec tristesse, malgré la volonté de vivre. Acteurs excellents, scénario prenant et puissante sobriété : 9/10. Bernard Émond signe ici le deuxième volet d’une trilogie sur la foi, l'espérance et la charité. Le premier était La Neuvaine. http://www.contretouteesperance.com/
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