lundi 28 décembre 2009

1981 (DVD)

1981, de Ricardo Trogi (Québec, 2009), avec Jean-Carl Boucher, Sandrine Bisson, Claudio Colangelo, Marjolaine Lemieux, Rose Adam, Gabriel Maillé, Dany Bouchard, Élizabeth Adam, Claude Michel Bleau, Léo Caron. Chronique sociale et récit autobiographique. Moi qui avais moyennement aimé Québec-Montréal, et qui ne m’attendais à rien de particulier, j’ai été très touchée par ce film. J’ai aimé cette histoire d’un p’tit gars un peu enveloppé de 11 ans, dont les parents déménagent en banlieue de Québec en 1981 et qui s’adapte comme il peut à sa nouvelle vie. J’ai adoré les flashbacks délirants sur l’histoire familiale, ou du moins l’interprétation qu’en fait le gamin. J’ai adoré le fait que les acteurs choisis me soient inconnus et soient convaincants. J’ai apprécié l’humour, mais aussi l’honnêteté du réalisateur qui ne se présente pas toujours sous son meilleur jour. Dans mon livre à moi, la sincérité a bien meilleur goût et ce film en est un très bon cru : 9/10. Espérons que les deux autres volets de cette trilogie seront aussi bons, car la barre est haute!
Bande-annonce

Harry Potter et le prince de sang-mêlé (DVD)

Harry Potter et le prince de sang-mêlé, de David Yates (Grande-Bretagne, 2009), avec Daniel Radcliffe, Michael Gambon, Rupert Grint, Emma Watson, Jim Broadbent, Alan Rickman, Bonnie Wright, Tom Felton, Frank Dillane. Drame fantastique. Je n’ai lu aucun des livres de J.K. Rowling, mais j’ai toujours apprécié les films qu’on en a tiré. Cette fois-ci, je me suis ennuyée, surtout durant la deuxième partie de ce long film (2h15). Je pense que c’est l’usure de l’invraisemblance : je suis tannée que des gens par ailleurs très intelligents et pleins de ressources continuent à être surpris par les manigances de Malfoy et de sa gang. Comme adulte, je n’ai pas non plus trouvé mon compte dans les affres des amours adolescentes des célèbres personnages. Les acteurs sont bons, les décors superbes, les effets spéciaux très bons, mais quand il n’y pas d’histoire qui se tient, je débarque : 6/10.

lundi 23 novembre 2009

Je vais te manquer (Festival Cinémania)

Je vais te manquer, d’Amanda Sthers (France, 2009), avec Carole Bouquet, Pierre Arditi, Anne Marivin, Patrick Mille, Fred Testot, Mélanie Thierry, Cécile Cassel et Michael Lonsdale. Comédie romantique. Des préparatifs pour un voyage final, un écrivain, aigri, une petite fille qui retourne au Canada chez sa mère, un amour de jeunesse retrouvé grâce à internet (50 ans plus tard), un policier d’aéroport déglingué. Tous ces personnages vont fouler le sol de l’aéroport de Roissy au même moment. Les critiques français ont été durs avec ce film choral, et avec raison : invraisemblances, clichés, dialogues faciles, prévisibilité maximale. Le film compte cependant plusieurs moments forts (dramatiques et humoristiques) et mérite le détour, surtout si vous aimez Carole Bouquet et Michael Lonsdale, particulièrement inspirés, malgré un scénario qui s’égare dans trop d’histoires (je me serai vraiment passée du policier et de l’immigré illégal). Comme on dit, qui trop embrasse, mal étreint : 7/10.
Potin : romancière et écrivain de pièces de théâtre, Amanda Sthers est l’ex-conjointe de Patrick Bruel. C'est son premier film : il y a du potentiel, au milieu de ce fouillis.
Dans le genre film choral dans un aéroport, Love actually, de Richard Curtis (Grande-Bretagne, 2003), avec Alan Rickman, Emma Thompson et Hugh Grant était nettement plus maîtrisé.

La donation (au cinéma)

La donation, de Bernard Émond (Québec, 2009) avec Élise Guilbault, Jacques Godin, Éric Hoziel, Françoise Graton, Angèle Coutu, Monique Gosselin. Drame. Dernier volet d’une trilogie remarquable consacrée à la foi, l’espérance et la charité. Les films de Bernard Émond sont sobres, parfois austères. Celui-ci m’a semblé le plus lumineux, même s’il est semé de deuils, d’impuissance, de doutes et de détresse. Que vient chercher cette urgentologue montréalaise à Normétal, en Abitibi? Où ce vieux médecin part-il en voyage? Comment les gens du coin accueilleront-ils cette citadine? Si vous avez la patience et la disponibilité intérieure nécessaires, ce film vous touchera, vous parlera, vous transportera. Je cite ici Colette : « J’ai tout aimé de ce film : les acteurs, les paysages, la musique ». Un film sans complaisance, mais d’une grande finesse et branché directement sur la vie, le quotidien, les gens : 9,5/10.
Bande-anonce
Contre toute espérance (2e volet de la trilogie)

jeudi 19 novembre 2009

Le concert (Festival Cinémania)

Le concert, de Radu Mihaileanu (France, 2009), avec Comédie dramatique et burlesque. Pour faire court : un ancien chef d’orchestre du Bolchoï décide sur un coup de tête de réunir ses anciens musiciens pour aller jouer au Châtelet à Paris. S’ensuit une cascade d’événements vaudevillesques, caricaturaux, jouissifs et touchants. Le tout est mené tambour battant, joué avec brio et accompagné d’une musique qui va faire s’envoler les ventes de disques du Concerto pour violon opus 35 de Tchaïkovski. J’aime beaucoup ce réalisateur français d’origine roumaine qui nous offert Vas Vis et deviens en 2005, Train de vie en 1998, Trahir en 1993. Mine de rien, il nous donne a voir, en trame de fond de cet apparent divertissement, de douloureux et cruels souvenirs de l’URSS de Brejnev. J’ai vu ce film dans le cadre du festival Cinémania, mais je suis sûre qu’il va être distribué ici : 9/10.
Bande annonce

lundi 16 novembre 2009

Mademoiselle Chambon (Festival Cinémania)

Mademoiselle Chambon, de Stéphane Brizé (France 2009), avec Vincent Lindon, Sandrine Kiberlain, Aure Atika. Chronique sociale. Un maçon heureux, marié et père d’un enfant tombe amoureux de l’institutrice. L’institutrice tombe aussi amoureuse. Un formidable duo d’acteurs, tout en réserve et en nuances, une histoire qui prend son temps, une lumière d’été et la musique mélancolique d’un violon (morceau composé par Elgar, un musicien du début du 20e siècle). C’est tout à fait mon genre de film : la quotidienneté filmée par une caméra sensible, sans dialogues chorégraphiés au quart de tour. Amateurs de rebondissements, s'abstenir, ainsi que ceux et celles qui n'aiment pas les silences à l'écran. Les autres, précipitez-vous lorsque ce film sortira au Québec! La séquence d’ouverture est d’une grande délicatesse : 10/10.
Bande-annonce (elle ne rend pas justice au film)
Basé sur un livre d'Éric Holder, paru en 1996.
Stéphane Brizé nous avait offert le très beau "Je ne suis pas là pour être aimé" (voir article dans Wikipédia), sur un thème similaire, en 2005.
Note : ce film a été tourné quatre ans après la séparation de Vincent Lindon et Sandrine Kiberlain.

Un conte de Noël (DVD)

Un conte de Noël, de Arnaud Desplechin (France 2008), avec Catherine Deneuve, Mathieu Amalric, Jean-Paul Roussillon, Anne Consigny, Emmanuelle Devos, Melvil Poupaud, Chiara Mastroianni, Émile Berling, Laurent Capelluto. Drame psychologique. Réunion de famille à Roubaix, à l’occasion de Noël. Une famille dont l’histoire est à jamais marqué par le décès d’un enfant en bas âge. Le troisième enfant, conçu pour sauver le premier est arrivé trop tard. Il grandit odieux et est finalement banni. Mais cette année, il sera là. Une brochette d’acteurs remarquables, des moments forts, des dialogues cruels : ce film ne manque pas d’intensité ni de virtuosité, mais je n’ai pas été touchée par cette histoire : trop de mots, trop de cérébralité et une histoire d’amour transverse qui m’a semblée plaquée. Performance des acteurs : 9/10; ensemble du film : 7/10. Jean-Paul Roussillon, qui joue le patriarche, a un rôle extraordinaire et est particulièrement allumé.
Bande-annonce

Home (DVD ou Youtube)

Home, de Yann Arthus-Bertrand (France 2009). Documentaire. Ce film a été diffusé gratuitement et simultanément en juin 2009. Constitué uniquement d’images aériennes de la planète, il dresse un portrait inquiétant de l’état de notre environnement. J’étais plutôt réticente, mais je vous recommande ce film, malgré les controverses qui l’entourent : dans un article de Libération, il est qualifié de « char d’assaut écolo » et de « propagande », ainsi que de « d’investissement rentable dans la bonne conscience ». On peut bien sûr être très cynique et remettre en question l’exactitude de certaines affirmations, le coût et les commanditaires du film, son bilan carbone, etc. Mais on peut aussi reconnaître que le message de fond mérite de telles images et se laisser influencer de façon intelligente : 7,5/10.
Version de 90 minutes dans Youtube
Bande-annonce
Article dans Wikipedia

dimanche 1 novembre 2009

L’empreinte de l’ange (DVD)

L’empreinte de l’ange, de Safy Nebbou (France 2008), avec Catherine Frot, Sandrine Bonnaire, Héloïse Cunin, Arthur Vaughan-Whitehead. Drame psychologique. D’un côté, Elsa, une mère dépressive qui ne s’est jamais remise du décès accidentel de sa fille nouvelle-née. De l’autre, Claire, une femme équilibrée, mère de famille heureuse. Entre les deux, la fille de Claire, qu’Elsa, dans son flirt avec la folie, croit reconnaître comme la sienne. Je ne vous en dis pas plus, sauf que j’ai beaucoup aimé ce film : un duo d’actrices fascinantes, un scénario bien ficelé et un suspense bien tassé. Voilà des ingrédients pour une très bonne note : 8,5/10.
Bande-annonce

Le lutteur (DVD)

Le lutteur, de Darren Aronofsky (États-Unis 2008) avec Mickey Rourke, Marisa Tomei, Evan Rachel Wood, Mark Margolis, Todd Barry, Wass Stevens. Drame social. Un lutteur quinquagénaire ayant connu son heure de gloire vivote en participant à des combats locaux. Personnage pathétique, mais attachant, Randy "The Ram" évolue dans un milieu dont on connaît le devant de la scène. À travers une interprétation remarquable de Rourke, on passe derrière le ring et on découvre un milieu fascinant, dont les « personnages » fabriqués pour le plaisir de la foule sont aussi des êtres de chair et de cœur : 9/10. Scénario: Robert D Siegel. Ce film a reçu le Lion d'or à la Mostra de Venise. Rourke a reçu le Golden Globe du meilleur acteur en 2008.
Bande-annonce

Last chance Harvey (DVD)

Last chance Harvey, de Joel Hopkins (États-Unis 2008), avec Dustin Hoffman, Emma Thompson, Eileen Atkins, Liane Balaban, Kathy Baker, James Brolin. Comédie dramatique. Un compositeur New-Yorkais sur le déclin se rend à Londres pour le mariage de sa fille, pour qui il est loin d’avoir été un bon père, faute de présence. Il rencontre une fonctionnaire britannique menant une vie plutôt terne et qui subi des pressions pour (enfin) trouver un conjoint. Ce film a des gros atouts : un superbe duo d’acteurs convaincants, des répliques savoureuses et de réels moments d’émotions. Il comporte aussi quelques moments eau de rose trop prévisibles. Excellent choix pour un vendredi soir : 7/10.
Bande annonce

vendredi 30 octobre 2009

12 (DVD)

12, de Nikita Mikhalkov, avec Sergeï Makovetsky, Sergey Garmash, Yuri Stoyanov, Sergey Gazarov, Nikita Mikhalkov, Valentin Gaft, Alexey Petrenko, Mikhail Efremov, Apti Magamaev. Drame judiciaire. Remake du classique américain 12 hommes en colère (Sydney Lumet), ce film vaut le détour par son intensité dramatique et sa transposition dans une Russie en conflit avec la Tchéchénie. Douze jurés, enfermés dans le gymnase d’une école, doivent arriver à un verdict unanime au sujet d’un ado tchétchène accusé d’avoir assassiné son père adoptif, un officier de l’armée russe. Douze acteurs au sommet de leur art, une réalisation très serrée et une plongée dans l’âme russe font de ce film un bijou : 9,5/10. Dialogues très denses, demandant un niveau d’attention élevée, surtout si on regarde une version sous-titrée.
J’aime beaucoup ce réalisateur qui nous a donné deux autres films remarquables : Soleil trompeur et Anna 6-18. J’aime moins le fait qu’on le dise très proche de Poutine.

Tulpan (DVD)

Tulpan, de Sergey Dvortsevoy (Kazakhstan, 2008), avec Askhat Kuchinchirekov, Samal Yeslyamova, Ondasyn Besikbasov, Tulepbergen Baisakalov, Bereke Turganbayev, Nurzhigit Zhapabayev. Comédie dramatique, style documentaire ethnographique. Asa, un jeune homme de retour de son service militaire dans la marine, veut devenir berger. Pour obtenir son propre troupeau, il doit prendre femme et il n’y en a qu’une aux alentours, dans cette steppe immense du Kazakhstan. Elle ne veut pas de lui. Un film surprenant, du genre cinéma-vérité sans compromis, mais aussi poétique et qui nous amène dans l’intimité d’une famille vivant dans une yourte. On croit avoir affaire à des paysans incultes, mais la présence d’une radio et cette dulcinée qui se dérobe révèlent d’autres aspects de ce pays inconnu dans son essence traditionnelle et contemporaine. Les amateurs de cinéma hyper-réaliste aimeront, les amateurs de personnages raffinés détesteront. De mon côté, j’ai adoré certains moments, mais je me suis aussi ennuyée dans d’autres. Ce film prend son temps, alors assurez-vous d’être dans de bonnes dispositions pour l’apprécier, tant au plan visuel que sonore : 7,5/10. Primé dans plusieurs festivals, dont celui de Cannes, dans la catégorie Un certain regard.
Bande-annonce

samedi 17 octobre 2009

One Week (DVD)

One week (Canada 2009), de Michael McGowan, avec Joshua Jackson, Liane Balaban, Campbell Scott, Fiona Reid, Chuck Shamata, Gordon Downie. Comédie dramatique, road-movie. Un jeune trentenaire canadien ordinaire apprend qu’un cancer fulgurant le ronge. Plutôt que de se soumettre à des traitements, il part en moto vers l’ouest sur un coup de tête, abandonnant fiancée, famille et boulot d’enseignant. Un autre film bien tièdement accueilli par la critique. Colette et moi avons pourtant adoré, probablement parce que nous avons suivi cette piste vers l’Ouest en 2007 et que ce film est une invitation au voyage, une invitation à remettre en question sa vie. C’est sûr que la réalisation n’est pas particulièrement originale, que certains moments sont prévisibles et que Joshua Jackson ne transpire pas l’émotion. Mais pourquoi faudrait-il qu’une personne ordinaire devienne tout à coup un être extraordinaire et palpitant parce que la mort le harcèle? Ce que j’ai aimé c’est ça : la simplicité, l’ordinaire, et cette phrase : « Je ne suis pas prêt à devenir un patient ». La seule chose qui m’a agacée, c’est que vraiment, pour voyager à moto, il n’est pas assez couvert pour être crédible! C’est très canadian, charmant et ça ne se prend pas au sérieux. Ne vous attendez pas à de longs plans sur des paysages somptueux : oui, il y a de beaux paysages, mais aussi des plans sur des motels ordinaires et des symboles géants quétaines (poisson, outarde et autres dinosaures). Mais ce Canada ordinaire, depuis que je l'ai traversé, que voulez-vous, je le trouve attachant. À éviter pour les amateurs d’action, de transformation hollywoodienne et d’émotions fortes : 8/10.
Bande-annonce

Les citronniers (DVD)

Les citronniers (Israël, 2008), de Eran Riklis, Hiam Abbass, Ali Suliman, Rona Lipaz-Michael, Doron Tavory, Tarik Copty, Amos Lavi. Drame politico-social. Un film tout en finesse sur un sujet peau de banane : le conflit israélo-palestinien. En Cisjordanie, Salma, une veuve prend soin de son verger de citronniers. Le ministre de la défense israëlien vient s’installer de l’autre côté du verger. Gardes du corps et miradors ne sont pas suffisants, il faut raser ce verger d’où des terroristes pourraient attenter à la sécurité du ministre et de sa famille. Salma décidera de se tenir debout et ira au bout des procédures judiciaires, envers et contre tous, y compris des gens de sa communauté. Acteurs remarquables : Hiam Abbass est une actrice formidable, qui a joué dans un autre très bon film de ce réalisateur : La Fiancée syrienne (2004), qui a remporté plusieurs prix au Festival des films du monde. Les citronniers est un film d’une grande humanité à voir absolument : 9/10.
Bande-annonce
Critique de Voir au sujet du film La fiancée syrienne

Comme tout le monde (DVD)

Comme tout le monde (France 2009), de Vincent Garenq Lambert Wilson, Pascal Elbé, Anne Brochet et Pilar López de Ayala. Comédie dramatique. Être homosexuel et avoir un enfant en France, c’est plus compliqué qu’ailleurs en Europe. Mais Manu a 42 ans et il est bien décidé à franchir le pas. Lambert Wilson et Pascal Elbé sont convaincants en couple homosexuel, le propos est intéressant, mais le scénario est si prévisible et parfois si mièvre et certains personnages si caricaturaux, que le tout tombe dans une facilité qui m’a irritée. Colette et Gaël m’ont reproché de bouder mon plaisir, mais pour moi, avoir du plaisir n’est pas synonyme de dégoulinage de sirop quand on me propose une idée de départ intéressante. Il y a tout de même de bons moments, surtout dans la première partie du film : 6,5/10.
Bande-annonce

Iron Man (DVD)

Iron Man, de Jon Favreau (États-Unis, 2008), avec Robert Downey Jr., Terrence Howard, Gwyneth Paltrow, Jeff Bridges. Action. Tony Stark industriel américain spécialisé dans la vente d’armes lourdes, est kidnappé en Afghanistan, par des terroristes qui lui demandent de fabriquer une copie de son missile de pointe. Ce bidouilleur de génie fabriquera plutôt une armure qui lui permettra de s’évader et de renter chez lui. Il choisira de fermer la division militaire de son entreprise, tout en devenant un super-héros. Mais bien sûr, il y aura des obstacles. Belle brochettes d’acteurs et actrices, réflexion intéressante sur l’industrie de l’armement et la société en général. Divertissement efficace, malgré des invraisemblances gigantesques. Parfait pour un vendredi soir : 7/10. Adaptation de la populaire bande dessinée créée par Stan Lee, Larry Lieber, Don Heck et Jack Kirby dans la série Marvel Comics.

lundi 12 octobre 2009

Coco avant Chanel (au cinéma)

Coco avant Chanel (France 2009) d’Anne Fontaine, avec Audrey Tautou, Benoît Poelvoorde, Alessandro Nivola, Marie Gillain. Biographie. Situons l’époque : Gabrielle Chasnel naît en 1883. Elle en arrachera avant de devenir l’icône de la mode qui libéra le corps des femmes du corset, des plumes et des froufrous. C’est ce qu’évoque ce film : la construction d’une femme, son regard sur l’amour, l’indépendance et le corps. Plusieurs critiques ont été sévères avec ce film, lui reprochant de manquer d’imagination, de profondeur et de mal cerner le personnage. Moi, je leur reproche de bouder leur plaisir et de bouder le regard d’une femme sur une autre femme, de vouloir percer un mystère. J’ai beaucoup aimé le film, qui prend son temps, dont les décors sont somptueux et qui est servi par une brochette d’acteurs sublimes et bien dirigés. Les yeux de braise d’Audrey Tautou disent tout, son regard qui glisse sur les lignes des vêtements, ses réparties assassines, son indépendance malgré ses doutes : que demander de plus? Pourquoi envelopper tout cela dans une réalisation audacieuse qui ne pourrait jamais égaler l’audace de Coco Chanel? Anne Fontaine, dont je ne suis pas une fan, a fait le pari du classicisme, pour le bonheur des amateurs de films simples et au diable les critiques qui se creusent la cervelle pour avoir l’air profonds et intelligents. C’est un film à voir au cinéma : 8,5/10. Basé sur la biographie d’Edmonde Charles-Roux.
Une citation de Chanel : «La mode se démode, le style, jamais.»
Pour en savoir plus, l’article de Wikipédia

Wendy and Lucy (DVD)

Wendy and Lucy (États-Unis, 2008), de Kelly Reichardt, avec Michelle Williams. Drame et chronique sociale. Wendy c’est cette jeune femme qui voyage vers l’Alaska, Lucy c’est la chienne qui lui tient compagnie. En Oregon, l’auto tombe en panne, ce qui provoque une série de problèmes reliés au fait que Wendy a très peu de sous. Film minimaliste et pourtant percutant, interprétation sobre et magnifique. Peu de musique (merci!), pas de morale (re-merci), rien de souligné à gros traits (re-re-merci) : juste la vie et ses maladresses, ses choix et ses conséquences : 9,5/10. Avertissement : à éviter si vous aimez les scénarios bien structurés, menant à une fin fignolée, claire et nette. Adaptation d’une nouvelle de Jon Raymond, intitulée Train Choir.
Bande –annonce

lundi 5 octobre 2009

Coraline (DVD)

Coraline de Henry Selick (États-Unis, 2009). Dessin animé. Coraline vient de déménager dans une étrange maison, habitée par d’étranges voisins. Ses parents sont très occupés. Coraline se désennuie en explorant la maison et y trouve une porte. Elle accède alors à un monde idéal où ses parents font bien à manger et sont attentionnés. Mais ce n’est pas si simple et Coraline devra choisir… J’ai tout simplement adoré ce dessin animé réalisé avec une technique appelée stéréoscopie : ça ne date pas d’hier semble-t-il, mais avec les moyens techniques d’aujourd’hui, ça donne un truc assez cool. J’ai aimé le scénario et les personnages, dont certains m’ont rappelé le Triplettes de Belleville : 8,5/10. Si vous regardez la version doublée. les voix québécoises principales sont celles de Geneviève Brouillette, Jean-Michel Anctil et Catherine Brunet. Basé sur le roman de Neil Gaiman. Jeunes enfants (moins de 9 ans à peu près) et enfants anxieux s’abstenir…
Bande-annonce

State of Play (DVD)

State of Play (États-Unis, 2009), de Kevin Macdonald Ben Affleck, Russell Crowe, Rachel McAdams, Helen Mirren. Un suspense politique qui ne réinvente pas le genre, mais qui est bien ficelé, avec un bon casting et une trame tissée sur le choc de deux cultures médiatiques : le quotidien papier et le blog. Tout pour me plaire, à part la musique, dont je me serais passée, tant elle souligne la tension : de grâce, on a compris, pis c’est déjà assez « suspensant » de même! L’histoire est bien trop compliquée à raconter, alors je vous en fait grâce, mais c’est d’actualité : 8/10. Pas pour un vendredi soir «cerveau à off», sinon vos neurones vont vous envoyer une mise en demeure.
Bande-annonce

August Rush (DVD)

August Rush (États-Unis, 2007), de Kristen Sheridan, avec Freddie Highmore, Keri Russell, Jonathan Rhys-Meyers, Robin Williams, Terrence Howard. Drame dramatique… Un orphelin de 11 ans décide de retrouver ses parents, dont il a toujours senti la présence bienveillante. Vous aimerez ce film si vous aimez la musique et les histoires qui finissent bien. Vous n’aimerez pas si les feel-good-movies vous exaspèrent ou si vous aimez les scénarios bétons. Je suis quelque part entre les deux. À mes yeux (ou plutôt, à mes oreilles...), ce qui sauve ce film, c’est la musique et un souffle certain dans la réalisation. Pour le reste, c’est un tissu d’invraisemblances, servi sur fond d’acteurs à la frimousse parfaite (mais combien emmerdante : je suis tannée de voir de telles frimousses) et qui en font des tonnes. Personnages sans surprises et sans saveur, même pas Robin Williams qui ressemble à un Joker de 5e ordre. Je fais juste imaginer le doublage en français et je me sens faiblir… Je suis sévère, mais lisez mes critères en haut de cette page : ce film n’en rencontre aucun pleinement. Réalisation : 8/10. Film dans son ensemble : 6/10. Parfait pour un vendredi soir “cerveau off”.
Bande-annonce

dimanche 26 juillet 2009

Millenium - Les hommes qui n'aimaient pas les femmes

Millenium (Les hommes qui n'aimaient pas les femmes), de Niels Arden Oplev (Suède, 2009), avec Noomi Rapace, Michael Nyqvist, Sven-Bertil Taube, Peter Andersson et Peter Haber. Suspense dramatique. Aaaahhhhh que ça fait du bien de voir des actrices et acteurs peu connus ou totalement inconnus. Au-delà du fait que ce film est assez bien ficelé, c’est le principal plaisir que j’ai eu : ne pas voir une énième fois Brad, Pitt, Cate Blanchett, Meryl Streep ou DiCaprio, même s’ils sont bons! L’histoire est un peu touffue (je n’ai pas encore lu les livres) mais en gros, c’est un journaliste qui est embauché par un très riche et vieux monsieur qui se pose des questions depuis 40 ans sur la disparition de sa nièce. Une jeune femme type gothique plutôt hallucinante et hackeuse accroc à son portable lui donnera un gros coup de main. D’intuition en révélation, de recherches dans internet en agrandissement de vieilles photos, se tissera une intrigue qui débouche sur une histoire d’horreur sur fond de Suède pas si irréprochable que ça. Âmes sensibles s’abstenir, quoique le réalisateur reste plutôt sobre; il paraît que la suite est plus dure encore... Le film, qui se passe en Suède, repose sur les épaules des acteurs, avec une mention excellente à Noomi Rapace : 8,5/10.

Premier épisode de l’adaptation d’une trilogie de Stieg Larsson, parue en Suède en 2005 et connaissant un succès mondial. L’auteur, un journaliste et écrivain suédois engagé, est mort à 50 ans, en 2004. La rumeur veut que le 4e volume, partiellement écrit, se passe dans le nord du Canada. J'ai lu les deux premiers volumes et c'est le genre de livre qui te scotche irrémédiablement à ses pages et te prive de sommeil : mieux vaut prévenir son entourage lorsqu'on s'y plonge!
Pour en savoir plus sur Stieg Larsson.
Bande-annonce

De père en flic (au cinéma)

De père en flic, d’Émile Gaudreault (Québec 2009), avec Michel Côté, Louis-José Houde, Rémi Girard, Caroline Dhavernas et d’autres… Comédie. Policier sur fond de relation père-fils. Pour se rapprocher de l’avocat d’un motard mafieux, un duo de flics père-fils se joint à un groupe de thérapie en milieu naturel. On a fait tout un foin autour de ce film, qui est bon, sans plus, selon moi. Ok c’est drôle, ça tient en haleine et il y a quelques très bons moments (et d'autres, plutôt mauvais), mais plus prévisible que ça tu loues un film américain et plus improbable, ben tu loues un autre film américain. Le battage publicitaire autour de ce film a aussi contribué à ma légère déception. La seule vraie bonne surprise dans ce film, c’est Caroline Dhavernas : 7,5/10.

lundi 20 juillet 2009

Frost/Nixon (DVD)

Frost/Nixon, de Ron Howard (États-Unis, 2008), avec Michael Sheen et Frank Langella. Drame historique contemporain. En 1977, Nixon accorde une série d’entrevues à un animateur de talk-show britannique, espérant rétablir sa réputation ternie par le scandale du Watergate, qui a mené à sa destitution en 1975. Ce film, basé sur une pièce de théâtre, elle-même basée sur des faits réels est tout simplement passionnant. Un duel d’acteurs (les mêmes que ceux qui ont interprété la pièce) sublime : 9/10.
Bande-annonce

The Curious Case of Benjamin Button (DVD)

The Curious Case of Benjamin Button, de David Fincher (USA, 2008), avec Brad Pitt, Cate Blanchett, Taraji P. Henson, Tilda Swinton et Julia Ormond. Drame. Naître vieux et mourir jeune, voilà le curieux destin de Benjamin Button. On a fait grand cas de ce film, en nomination aux Oscars, mais, bien qu'il soit bon, il est à mon avis loin du chef-d’oeuvre, tant du point de vue du propos que du jeu des acteurs. Ce qui n’empêche quelques bons moments, surtout dans la deuxième partie de ce très long film. Le personnage le plus cohérent et le plus attachant est, selon moi, la mère adoptive de Benjamin. Un conte somptueux, plein de bons sentiments et de personnages truculents, mais qui manque de profondeur dans l’ensemble : 7,5/10. Adaptation libre d'une nouvelle F. Scott Fitzgerald datant de 1921.

dimanche 19 juillet 2009

Doubt (DVD)


Doubt, de John Patrick Shanley (États-Unis, 2008), avec Meryl Streep, Philip Seymour Hoffman, Amy Adams, Viola Davis. Drame. Une école catholique privée dans le Bronx dans les années 1960. Une supérieure rigide (sœur Aloysius Beauvier) et un prêtre (père Flynn) intelligent s’affrontent à la suite d’une observation d’une jeune religieuse. Scénario mince, mais soutenu par deux acteurs au sommet de leur art. Duel titanesque entre Streep et Hoffmann, accompagné par deux excellentes actrices de soutien. Le film porte bien son nom, car il est bien difficile, à la fin du film de savoir si la sœur qui dirige l’école a raison de soupçonner le prêtre ou si elle se trompe complètement sur cet homme intelligent et humain qui croit au pouvoir et à la vertu de l’amour… : 9/10. Adaptation d’une pièce de John Patrick Shanley (Joe Versus the Volcano) qui a valu le prix Pulitzer à son auteur.

Angel (DVD)

Angel, de François Ozon (France 2008), avec Romola Garai, Sam Neil, Lucy Russel, Charlotte Rampling et Michael Fassbender. Mélodrame. Début du 20e siècle en Grande-Bretagne. Une jeune fille impétueuse, candide et narcissique écrit des romans style Harlequin en haut de l’épicerie de sa mère. Elle sera publiée et obtiendra un succès instantané qui nourrira sa personnalité fantasque et tyrannique. On hésite en la trouver attachante et franchement énervante à vouloir ainsi réaliser à la lettre ses rêves ultra kitsch. Il y a quelque chose de volontairement décalé dans ce film, ce qui illustre très bien le propos, mais qui devient agaçant si on n’entre pas dans le jeu du réalisateur. À voir si vous aimez les costumes et les décors somptueux et les films du genre Gone with the Wind, Sissi ou les romans d'Elizabeth Taylor. Ce film estCe film est une adaptation libre de l’un d’eux : Mrs. Palfrey at the Claremont. Pas mon genre : 6/10.

mercredi 1 juillet 2009

La mémoire des anges (DVD)

La mémoire des anges, de Luc Bourdon (Québec 2008). Superbe documentaire sur Montréal, assemblé à partir de 120 films de l’ONF. Vous reconnaîtrez des lieux, des gens célèbres. Fascinant : 8/10.
Bande-annonce

Revolutionary road (DVD)

Revolutionary Road, de Sam Mendes (États-Unis, 2008), avec Leonardo DiCaprio et Kate Winslet. Drame. Sous le vernis de la banlieue tranquille des années 1950, un couple se fêle sous nos yeux. Jeunes et beaux, ils rêvent. Elle, plus fort que lui, et le projet d’aller vivre à Paris prendra forme sous son impulsion, dans le but de sortir de l’ordre établi, qui l’étouffe. Un film coup de poing, des acteurs au somment de leur art, des images très fortes et une trame sonore remarquable. Que demander de plus? 9,5/10. Adapté du premier roman de Richard Yates (The Easter Parade), publié en 1961.

W (DVD)

W, d’Oliver Stone (États-Unis, 2008), avec Josh Brolin, Elizabeth Banks, Richard Dreyfuss, James Cromwell, Toby Jones Thandie Newton, Scott Glenn et Jeffrey Wright. Biographie (biopic). Comment Bush en est-il arrivé à envahir l’Irak? En écoutant ses conseillers : Rumsfeld, Cheney, Rice, Rove, Powel. Des flash-back décrivent le parcours de cet homme médiocre vers la présidence des États-Unis. Belle brochette d’acteurs et actrices. On se prend à se demander si ça s’est vraiment passé comme ça : 7,5/10.

dimanche 31 mai 2009

Versailles (DVD)

Versailles, de Pierre Schoeller (France 2008), avec Guillaume Depardieu et Max Baissette de Malglaive. Drame. Dans les bois près du château de Versailles, des marginaux couchent dans des abris de fortune. Une jeune femme, Nina, s’y retrouve avec son jeune enfant d’environ cinq ans, Enzo. Damien les accueillera pour la nuit. Des choix déchirants découleront de cette rencontre. Malgré quelques points qui m’ont agacés, ce film m’a touchée et la performance des acteurs y fait pour beaucoup. Ici comme en France, l'itinérance est un lot cruel, un choix coûteux pour le coeur et le corps. Depardieu est très crédible en écorché vif et l’enfant qui incarne Enzo crève l’écran. On ne comprend pas tout, il y a des ellipses, alors à éviter si vous aimez les scénarios qui vous prennent par la main : 7,5/10.
Bande-annonce

The wind that shakes the barley (DVD)

The wind that shakes the barley (Le Vent se lève), de Ken Loach (Irlande, Royaume-Uni), avec Cillian Murphy, Padraic Delaney, Liam Cunningham, Orla Fitzgerald. Drame historique. En 1920, en Irlande, les troupes anglaises essaient de mater, avec beaucoup de brutalité le désir d’indépendance de l’Irlande. À la suite de la signature d’un traité entre l’Angleterre et l’Irlande, la résistance irlandaise se divise et d’anciens compagnons d’arme se retrouvent frères ennemis, reflet de la future division de l’Irlande. Film violent et intense qui montre comment la guerre rend ses protagonistes inhumains. Jusqu’où iriez-vous pour un idéal politique? La vengeance a-t-elle une fin? Portraits troublants : 7,5/10. À éviter pour un vendredi soir relaxant. Palme d'or au Festival de Cannes 2006.

À l’ouest de Pluton (DVD)

À l’ouest de Pluton, de Henry Bernadet et Myriam Verreault (Québec 2008). Docu-drame. Tourné avec trois fois rien et des acteurs non professionnels, ce film est pour moi le miroir de Tout est parfait, un autre film québécois sur l’adolescence. Et c’est un film qui mérite d’être vu par toux ceux qui s’intéressent à l’adolescence. Hyperréaliste et donc moins lyrique et moins léché que Tout est parfait, À l’ouest de Pluton suit plusieurs adolescents et adolescentes au cours d’une journée: école, souper en famille, puis party qui va virer en eau de boudin. Dérangeant, mais collé sur une réalité qu’il est important de garder à l’oeil et au cœur : 7,5/10. NE PAS regarder un vendredi soir en pensant se divertir.

Les heures (DVD)

Les heures, de Stephen Daldry (États-Unis, 2002), avec Nicole Kidman, Julianne Moore, Meryl Streep, Stephen Dillane, Miranda Richardson, George Loftus. Drame. Après avoir vu le Liseur, du même réalisateur, j’ai voulu revoir ce film qui m’avait bouleversée. Trois destins se supersosent : celui de Virginia Woolfe dans les années 1920, celui de Laura Brown dans les années 1950 et celui de Clarissa Vaughn, dans les années 1980. Une brochette d’actrices remarquables et remarquablement dirigées, une histoire fascinante, ce film est, selon mes critères, un chef-d’œuvre : 11/10. Adapté du roman de Michael Cunningham. Nicole Kidman a reçu en 2003 l’Oscar de la meilleure actrice, mérité, certes, mais il aurait pu être décerné aussi à Julianne Moore bouleversante, et Meryl Streep, magistrale.
Bande-annonce

dimanche 19 avril 2009

De l’autre côté (DVD)

De l’autre côté, de Fatih Akin (Allemagne-Turquie, 2007), Tuncel Kurtiz, Nursel Köse, Baki Davrak, Nurgül Yesilçay, Patrycia Ziolkowska, Hanna Schygulla. Drame social et politique. Ce film touffu nous présente six personnages. Et deux pays. La Turquie, où la liberté d’expression et de contestation n’est pas un acquis, et l’Allemagne, où bien des réfugiés turcs trouvent asile, légalement ou pas. Par un revers du destin, le parcours de ces six personnes s’entrecroisera de façon surprenante à travers une quête de pardon et de réconciliation. Portrait attachant, mais sans complaisance de l’humanité dans ses aspects sombres et lumineux, porté par des intrigues captivantes et de très bons acteurs. Ce reflet de ce que nous sommes ou pourrions être vous plaira si vous aimez les films qui sortent des sentiers battus et de la superficialité : 8,5/10. Prix du meilleur scénario et prix du jury œcuménique à Cannes en 2008.
Bande annonce

Le liseur (DVD)

Le liseur, de Stephen Daldry (Grande-Bretagne, 2008), avec David Kross, Kate Winslet, Ralph Fiennes et Bruno Ganz. Un étudiant allemand en droit assiste en 1958 à un procès contre six personnes accusées de crime de guerre. L’une d’elle est son premier amour : il avait 15 ans, elle en avait 30. Bien qu’il détienne un élément de preuve qui permettrait une peine moins longue, il reste silencieux. Ce film très léché est une adaptation du best-seller allemand de Bernhard Schlink. Ce qui explique probablement pourquoi, le portrait des personnages est incomplet et nous laisse avec des improbabilités agaçantes. Le réalisateur a fait des choix qui nous laissent avec une furieuse envie de lire le livre. C’est un bon film, l’interprétation est excellente et convaincante. On a beaucoup parlé de Kate Winslet, mais le jeune acteur allemand David Kross est au moins aussi bon qu’elle. Ce qui m’a dérangée, c’est que ces deux acteurs ne sont pas toujours crédibles quand ils incarnent leur personnage plus vieux. Même grimée, Kate Winslet n’est pas convaincante en femme de 60 ans. Ralph Fiennes m’a parfois énervée avec son air de chien battu. Bref, je suis ambivalente par rapport à ce film qui mérite tout de même un 8/10, car il tient en haleine jusqu’à la fin. Bande sonore remarquable.
Bande-annonce

samedi 18 avril 2009

L'ivresse du pouvoir (DVD)

L’ivresse du pouvoir, de Claude Chabrol (France, 2007), avec Isabelle Huppert, Robin Renucci, Thomas Chabrol, François Berléand, Patrick Bruel. Drame social. Une juge d’instruction française est chargée de démêler une complexe affaire de détournements de fonds. Son grand pouvoir d’enquête lui permet d’interroger, d’emprisonner et de cuisiner des témoins et des suspects dans cette affaire, dans laquelle, bien sûr, des hommes politiques trempent plus ou moins. Parallèllement à cette enquête sa vie de couple s’étiole. Le film donne lieu à des dialogues cinglants très distrayants, mais il est très français. À voir si vous aimez les réalisations sobres et Isabelle Huppert, toujours aussi impeccable et froide : 7,5/10.
Bande-annonce

CJ7 (DVD)

CJ7, de Stephen Chow (Hong Kong 2008), avec Xu Jiao, Stephen Chow. Quelque part en Asie, un père se décarcasse pour que son fils aille à l’école privée et ne finisse pas simple manoeuvre comme lui. En fouillant dans une décharge à la recherche, il ramène à la maison une balle qui s’avérera être un genre de clone vert de ET. S’ensuivront toutes sortes de situations cocasses et improbables et des gags idiots. Film hétéroclite et attachant, parfois agaçant, qui ressemble à un croisement entre Les misérables et Shrek. À voir avec des enfants et à ne pas prendre au sérieux si on veut y prendre plaisir : 7,5/10. Bande annonce :
Bande-annonce : http://www.youtube.com/watch?v=ovZT5vZOwWQ&hl=fr

mardi 14 avril 2009

La légende de 1900 (DVD)

La légende de 1900, de Giuseppe Tornatore (Italie, 2000), avec Tim Roth, Pruitt Taylor Vince et Peter Vaughan. Drame musical. Un bateau de croisière qui voyage entre l’Europe et New-York. Un enfant abandonné qui grandit sur ce bateau, élevé par un membre de l’équipage de cale. Il deviendra pianiste à bord et développera un talent remarquable. Incité par plusieurs à mettre pied à terre pour faire profiter le monde de son talent, il refusera. Cette fable, bercée par la musique d’Ennio Morricone est habitée par l’interprétation attachante de Tim Roth et de Pruitt Taylor Vince. Le film se laisse regarder avec plaisir. Costumes et décors magnifiques : 8/10. Tiré du roman d’Alessandro Barrico : La Leggenda del pianista sull'ocean. Colette et moi avions vu, il y a quelques années une pièce de théâtre absolument remarquable, adaptée elle aussi de ce roman : Pierre Lebeau, unique comédien sur scène était splendide dans un rôle chuchoté dans la pénombre.
Bande-annonce : http://www.youtube.com/watch?v=LA8v9MamhJE

lundi 13 avril 2009

Sagan (DVD)

Sagan, de Diane Kurys (France, 2008), avec Sylvie Testud, Alexis Michalik, Pierre Palmade, Lionel Abelanski, et Jeanne Balibar. Comédie dramatique biographique. En 1954, Françoise Sagan devient célèbre à 18 ans grâce à son premier roman Bonjour Tristesse. Entourée de quelques amis, amants et amantes, elle traversera sa vie d’une façon échevelée, excentrique, dépensière, hédoniste et par moment scandaleuse. Derrière une frivolité et un aplomb remarquables, on devine chez Sagan une souffrance qui ne sera pas décortiquée, mais qui se manifeste à travers son entourage, pas toujours sympathique, plutôt parasitaire, mais dont elle ne saurait se passer. Sylvie Testud livre une interprétation magistrale : on y croit et c’est encore meilleur que l’interprétation de Manon Cotillard dans Piaf : 8,5/10.
Bande annonce