mardi 19 février 2008

La souffrance et et le courage des êtres humains


Le scaphandre et le papillon, de Julian Schnabel, avec Matthieu Almaric, Marie-Josée Croze et Anne Consigny. Journaliste pour le magazine Elle, Jean-Dominique Bauby est terrassé par un accident vasculaire cérébral qui le plonge dans le coma. Quand il en émerge, il est hospitalisé et prisonnier de son corps inerte : il souffre du locked-in syndrome. Sa pensée est intacte, mais seuls son œil et sa paupière gauches lui permettent de communiquer. Le film est une adaptation du livre qu’il écrira pour raconter ce qu’il vit. Une plongée fascinante dans l’univers d’un être contraint à l’adaptation extrême. À voir au cinéma : 9/10. Prix de la réalisation Cannes 2007.

Site du film
http://www.lescaphandre-lefilm.com/

Extrait du livre
http://pagesperso-orange.fr/calounet/extraits/lescaphandreetlepapillon_bauby.htm

Article paru dans L’Express en février 2007, sur le parcours du film, après que les droits du livre aient été rachetés par Spielberg (Dreamworks) en 1999. Pourriez-vous imaginer Johnny Depp dans ce rôle?
http://www.lexpress.fr/mag/arts/dossier/enquetecine/dossier.asp?ida=457729&p=2


Le violon, de Francisco Vargas, avec Don Angel Tavira, Dagoberto Gama, Gerardo Taracena et Fermin Martinez. La performance de l’acteur principal vaut à elle seule le détour vers ce film mexicain qui raconte, sans repère chronologique ni géographique précis, la lutte des paysans contre la répression gouvernementale. Cette oeuvre en noir et blanc est à la fois très dure (les deux premières minutes surtout), très tendre et extrêmement touchante, notamment dans sa façon de filmer ce vieil homme qui refuse de baisser les bras. Cet acteur, non professionnel (comme tous les autres), est un violoniste, descendant direct d’une importante lignée de musiciens populaires et son infirmité, réelle. Si vous aimez les caméras à fleur de peau, les films engagés et la musique : 9/10.

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