Séraphine, de Martin Provost (France, 2008), avec Yolande Moreau et Ulrich Tukur. Début du XXe siècle à Senlis en France. Séraphine est une femme de ménage le jour et une peintre inspirée la nuit. Inspirée par son ange gardien dit-elle, dans une certaine innocence, mais avec une sensibilité qui s’incarne dans ses toiles, vivantes et vibrantes. Elle sera aidée et encouragée par un collectionneur allemand qui, malheureusement, devra quitter la France au début de la Guerre de 14. Ils se retrouveront en 1927 et poursuivront leur collaboration. Séraphine est de plus en plus inspirée, mais aussi de plus en plus à l’écoute de voix intérieures qui la poussent à des comportements étranges.
Film fluide, lumineux, contemplatif et passionnant de beauté et de sensibilité. Interprétation magistrale de Yolande Moreau. Photographie magnifique, décors et costumes très réalistes. Œuvre touchante sur l’art, la puissance de l’inspiration et de la conviction intérieure : 9/10. César du meilleur film et de la meilleure actrice.Bande-annonce
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