samedi 4 octobre 2008

Ce qu’il faut pour vivre

Ce qu’il faut pour vivre, de Benoit Pilon (Québec), avec Natar Ungalaaq, Éveline Gélinas, Paul-André Brasseur, Vincent-Guillaume Otis et Denis Bernard. Drame historique. Au cours de son exil forcé vers le Sud, un homme inuit atteint de tuberculose côtoie dans un sanatorium de Québec une galerie de personnages qui lui offrent de tout : racisme, incompréhension, compassion, dévouement, amitié et… soins médicaux. L’acteur principal est fabuleux, la reconstitution historique éminemment intéressante et les images sublimes. Il faut, s’il est encore temps, aller voir ce film au cinéma. Le scénario, signé Bernard Émond, verse à l’occasion dans les bons sentiments, mais, heureusement, sans s’y engluer. Des touches d’humour font respirer cette fable poignante, qui a aussi le mérite de prendre son temps : 9/10. On saura le 22 janvier 2009, si ce film a été retenu parmi les cinq finalistes pour l’Oscar du meilleur film étranger. Natar Ungalaaq a enseigné durant six semaines l'inuktitut à Paul-André Brasseur, qui incarne un jeune Inuit, et à Denis Bernard, qui campe avec bonheur un prêtre ayant travaillé dans le Grand-Nord.

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